Premier ministre et ministres

Le premier ministre des Territoires du Nord-Ouest

En février 1994, à la suite d’une modification à la Loi sur l’Assemblée législative et le Conseil exécutif, le titre du chef de gouvernement des Territoires du Nord-Ouest (TNO) change pour celui de premier ministre. Avant 1980, le chef de gouvernement des TNO est nommé par le gouvernement du Canada et porte le titre de commissaire des Territoires du Nord-Ouest. 

Le premier ministre a entre autres pour fonctions de présider les réunions du Conseil exécutif, de confier les portefeuilles aux ministres, de prendre des mesures disciplinaires à leur égard, de forger un consensus avec eux et de leur servir de porte-parole sur des sujets qui ne s’inscrivent pas dans le cadre de leur portefeuille.

Monsieur Bob McLeod occupe actuellement le poste de premier ministre des Territoires du Nord-Ouest.

Ministres

Lorsqu’on parle du gouvernement, on fait généralement allusion au Conseil exécutif, soit le Cabinet ou encore le Conseil des ministres. Comme d’autres formes de gouvernement, le système parlementaire des Territoires du Nord-Ouest se divise en trois pouvoirs : le pouvoir législatif, le pouvoir exécutif et le pouvoir judiciaire. Le pouvoir exécutif propose les lois; le pouvoir législatif les approuve et le pouvoir judiciaire les met en application par le biais des tribunaux. Le Conseil exécutif, ou le Cabinet, représente le pouvoir exécutif, mais vu qu’il se compose de députés, donc de membres élus, les pouvoirs exécutif et législatif se chevauchent. Le Conseil exécutif est le principal organe décisionnel du gouvernement des Territoires du Nord-Ouest; il se compose du premier ministre et de six ministres, tous choisis par les députés et parmi ces derniers. 

Que ce soit pendant les sessions de l’Assemblée législative ou en d’autres périodes de l’année, le Conseil exécutif est responsable de veiller à l’administration des affaires courantes du gouvernement. Pour ce faire, les ministres travaillent avec le caucus en entier, avec d’autres ministres ou encore individuellement. Tout au long de l’année, ils examinent de près les politiques et les nouvelles lois et ils travaillent aux prévisions budgétaires. Individuellement, ils dirigent un ou plusieurs ministères en veillant au respect des lois qui relèvent du ou des ministères dont ils sont responsables. 

Les directeurs administratifs des ministères, appelés sous-ministres, relèvent directement des ministres. C’est à ces derniers qu’il incombe de suivre les orientations générales établies par l’Assemblée législative, d’élaborer des politiques que doit ratifier le Conseil exécutif, de décider comment mettre les politiques à exécution et de s’assurer que l’administration s’y conforme.

Afin de répondre aux besoins de la population, les ministres déposent des projets de loi sur des questions en rapport aux responsabilités de leur ministère et répondent aux questions posées en Chambre sur les activités et le budget de leur ministère. 

Le Conseil exécutif compte des comités internes et des directions du soutien. Il compte aussi plusieurs secrétariats spéciaux et consultatifs pour assurer la coordination d’activités et l’intervention [du gouvernement] dans des secteurs comme les affaires constitutionnelles, les droits des peuples autochtones, l'évaluation constitutionnelle et les opérations régionales.

Les changements au fil des ans

À l’origine, le Conseil exécutif ne comprenait que le commissaire (des Territoires du Nord-Ouest), le sous-commissaire et le commissaire adjoint. Aucune de ces personnes n’avait à répondre de la conduite du gouvernement devant l’Assemblée législative. C’était le commissaire qui dirigeait toutes les activités du Cabinet.

En 1975, l’Assemblée législative recommanda que deux membres élus siègent à un comité exécutif. Elle en ajouta un troisième en 1976. 

Ces membres élus occupaient un portefeuille ministériel et conseillaient le commissaire sur des questions de politique interne. Leur participation aux prises de décision au niveau de la direction constitua une étape importante vers la mise en place d’un gouvernement responsable. 

En 1981, le nombre de membres élus au Conseil exécutif augmenta ainsi que le nombre de responsabilités relevant de chacun. Le Conseil exécutif se composait alors de sept membres élus, du commissaire et du sous-commissaire. Une étape importante fut franchie cette année-là, lorsqu’un des membres élus, M. George Braden, fut nommé leader des membres élus du Conseil exécutif et un autre, M. Tom Butters, ministre des Finances. 

En 1983, un autre membre élu remplaça le sous-commissaire au Conseil exécutif. En 1984, le commissaire cessa de siéger aux sessions avec les membres élus. Un an plus tard, il fut remplacé à la présidence du Conseil exécutif par le leader du gouvernement, auparavant appelé leader des membres élus du Conseil exécutif.

Au cours de la Dixième Assemblée législative (1983-1987), le leader du gouvernement devint le président du Conseil exécutif et le commissaire cessa complètement de siéger à l’Assemblée. On assigna alors tous les portefeuilles ministériels à des membres élus.

En février 1994, l’Assemblée convint de changer le titre de leader du gouvernement par premier ministre. 

Même si c’est encore le commissaire qui déclare les sessions ouvertes et qui sanctionne les projets de loi, son rôle n’est plus qu’honorifique.